Le Perfectionnisme (philosophique)
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écriture et correspondances dans Sept jours sur le fleuve de Henry David Thoreau

Eléonore Richard

samedi 20 décembre 2014

Peu avant la mort de Thoreau en 1862, Emerson écrit à son sujet : « Tant de journées d’automne ah oui, et d’hiver passées hors de la ville essayant d’entendre ce que portait le vent (…) Ce qu’on appelle le génie c’est une abondance de vie. » L’auteur de Walden n’est pas seulement un philosophe qui a pensé le rapport de l’homme à la nature et à la société. C’est avant tout un chercheur de mots qui s’est singularisé des autres écrivains de son temps en utilisant son expérience comme source première dans l’écriture. Il joue avec la langue afin de présenter une réalité et une vision unique du monde dépossédé de tout artifice. La recherche dans la justesse de l’écriture incarne pour lui le travail quotidien de l’âme en proie aux vérités de la nature. Et même si « Le thym et la marjolaine n’y sont pas encore du miel », comme disait Emerson pour qualifier la prose de son ami, l’expérience de la nature fournit à la pensée une puissance libératrice dans l’écriture. Ce n’est peut-être pas le mot dans sa finalité qui importe mais bien la recherche qui y est sous-jacente. Explorer les mots revient à découvrir la vie dans ce qu’elle a de plus fondamental. Pour Thoreau, ils ont une signification forte, poétique et figurent un idéal esthétique.

Voir en ligne : Art and art history. 2014.

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